| Création d'une mare |
|
|
|
| Écrit par Administrator |
| Samedi, 19 Février 2011 20:11 |
|
Ca y est ! Nous avions depuis longtemps rêvé de mettre en oeuvre ce projet de mare afin de permettre sinon un essor, en tous cas un maintien plus facile de la population d'oiseaux mais aussi de batraciens sur le refuge lors des saisons sèches. En effet, nous avons déjà rencontré à plusieurs reprises des salamandres tachetées, des crapeaux et autres animaux particuliers près de la source. Mais la source ne fonctionne que 6 mois de l'année en moyenne. Aussi, s'il est vrai que les mares temporaires sont d'un attrait spécifique et très riche pour certaines espèces, nous pensons qu'il est également utile d'avoir un point d'eau permanent pour la faune. Lors de l'installation de la station non collective d'épuration des eaux usées (autre geste écocitoyen que nous avons souhaité mettre en place en 2010), nous en avons profité pour demander à l'entrepreneur de creuser une petite mare d'environ 50m2 (cela a pris moins d'une heure !)
Voici donc en photos l'évolution des travaux :
Une fois la mare creusée, il est très important de suivre scrupuleusement le "cahier des charges" afin de permettre une garantie de longévité maximale à l'ouvrage. Inutile de dire qu'une mare remplie d'eau ne se modifie plus et que le but n'est pas de tout refaire chaque année ! Aussi, en suivant ces consignes, la mare peut durer entre 20 et 50 ans sans sourciller. Nous avons choisi pour obtenir le résultat maximal une bâche EPDM (bâche spécifique totalement recyclable et fabriquée sans produits chimiques ce qui permet de ne pas polluer l'eau de la mare contrairement aux bâches PVC !).
Il ne faut pas lésiner sur la couche de sable de 10 cm au moins, surtout dans le fond puisque logiquement c'est là que le poids de l'eau est le plus fort ! Pour cette mare, nous avons étendu pas moins de 6 m3 de sable pour une mare de 50m2. Il faut absolument retirer les racines bien évidemment et tailler à raz celles qui dépassent avant la pose du sable...
Une fois le sable parfaitement surfacé, nous procédons à la pose d'un feutre géotextile. Ici, nous utilisons la dernière génération de feutre qui ne fait plus que 105g/m2 mais qui est de qualité bien supérieure à l'ancien modèle de 300g. En effet, ce feutre est impossible à transpercer. Nous avons essayé en poussant très fort avec un morceau de bois et n'avons pas réussi à percer celui-ci ! De plus, il est bien moins cher que l'ancien modèle et autorise le constructeur de la bâche à accorder une garantie de 20 ans sur l'ouvrage au lieu de 10 précédemment, ce qui n'est pas négligable. Le feutre géotextile est lui aussi parfaitement indispensable pour la garantie de l'ouvrage. Il permet aux pierres pointues ou aux racines invasives de ne pas percer la bâche. Pour cet ouvrage, nous avons croisé deux largeurs de 5 mètres en les tuilant d'environ un mètre. Nous trouvons ce matériel de qualité chez jardinet.fr, fournisseur très sérieux et à un tarif très compétitif.
La bâche, de 10 mètres sur 8 doit être déroulée méthodiquement et ce d'autant plus qu'elle pèse environ 90 kg. D'un millimètre d'épaisseur en caoutchouc, elle est assez élastique pour peu qu'on la laisse chauffer un peu au soleil (même au mois de février la bâche se réchauffe facilement au rayonnement solaire, du moins dans le Chud ! ;-) Comme le montre la photo ci-dessus, lorsqu'on a étalé la bâche sur toute la surface du bassin et qu'on l'a positionnée de manière définitive, alors on replie celle-ci de sa moitié dans le sens de la largeur. On repositionne ensuite parfaitement le feutre géotextile (en dessous) qui a pu glisser pendant la manoeuvre de pose de la bâche. Ensuite on retire la bâche pour la remettre sur cette partie du feutre géotextile. Une fois cette opération réalisée, on fait de même avec l'autre largeur de la bâche. De cette façon, on est certain que le feutre géotextile est parfaitement positionné sous la bâche.
Bâche définitivement posée avant remplissage. Les plis sont qui se forment sont tout à fait normaux, car la bâche est rectangulaire alors que la cavité de la mare est irrégulière et de forme arrondie pour garder un aspect naturel.
Le remplissage devrait toujours se faire lentement, avec un jet moyen. Ici nous avons mis un arrosoir légèrement rempli de manière à surélever le tuyau. Ainsi, l'eau s'oxygène en s'écoulant et les éclaboussures permettent d'augmenter encore l'oxygénation de l'eau, étape importante pour éviter de se retrouver rapidement avec des algues vertes... A suivre !
|
| Mise à jour le Samedi, 19 Février 2011 22:19 |










