Nouvelles du refuge PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Lundi, 13 Décembre 2010 14:25

Bonne nouvelle pour commencer : les ruches se portent à merveille !

Les cinq ruches ont bien survécus à l'hiver 2009 pourtant long et pénible pour les abeilles qui se sont retrouvées avec une longue période sans ressources externes. Il a fallu pourvoir aux carrences par un nourrissage en fin d'hiver assez conséquent. Cela n'a pas été inutile loin s'en faut.

Le printemps s'est soldé par une fabuleuse activité et les reines ont tenu leur rôle prépondérant de ponte. Le climat qui n'a pas fait de trop grands écarts thermiques au printemps (tout du moins lorsque celui-ci a bien voulu se manifester vers la mi-mai !) a permi une relance sereine de la population active.

La récolte de fin d'été fût exceptionnelle et d'un record jamais égalé : 300 pots de 500 grammes de miel pour 5 ruches ! Ce résultat spectaculaire s'est fait aussi connaître dans les ruchers voisins (Mr Daynes sur la vieille route de Montricoux, Monsieur Biau à Montricoux qui a totalisé plus d'une tonne de miel pour une trentaine de ruches et qui pourra à son tour passer un bon hiver et partager sans réserve et de bon coeur son précieux butin !) Et encore, nous n'avons pas procédé à la récolte d'automne, préférant laisser aux ruches restées très populeuses une hausse de réserve afin d'éviter le nourrissage au sirop qui n'est pas très naturel...

La conclusion qui nous parait la plus évidente est qu'un hiver rude permet aux abeilles de mieux résister et de mieux repartir au printemps qu'un hiver doux qui empêche une bonne hibernation de la colonie. La surveillance et la vigilence en fin d'hiver est toutefois nécessaire pour assurer la bonne reprise : un nourrissage trop précoce est nuisible car il engendre le commencement de la ponte de la reine -risque de mortalité du couvain en cas de gros coup de froid obligeant les abeilles à se regrouper en grappe en délaissant le couvain, avec les conséquences gravissimes que cela engendre au niveau sanitaire- et un nourrissage trop tardif au mieux empêche la bonne reprise de l'activité au moment où les nectars sont présents par manque d'abeilles, et au pire engendre la mort de faim de la colonie. Bref, cela n'est pas toujours évident.

Pour les oiseaux :

placement de 6 nichoirs (dont 2 en trous de 26, 2 en trous de 32, 1 pour pic et un pour grimpereau des jardins).

Résultat : 3 nichées de mésanges charbonnières, 1 nichée de fauvette des jardins, une nichée de mésanges bleus. Les nichoirs de trous de vol 32mm n'ont pas été fréquentés à l'exception de celui de la LPO. Nous décidons de les laisser encore une année ainsi pour voir. Sinon, soit nous les déplacerons, soit nous agrandirons le trou de vol permettant à d'autres espèces que la mésange bleue de s'y installer... A réfléchir et à suivre.

Notons le fait nouveau : deux nichées de rouge-queues dans le "cloître" du prieuré qui, pour le coup, a dû faire l'objet d'une fermeture temporaire pour ne pas déranger les oiseaux ! Heureusement, celui-ci n'est d'ordinaire pas très fréquenté puisqu'il s'agit d'un "couloir extérieur" secondaire.

L'effet bienfaisant de la marre conçue en 2003 commence à se faire sentir. Elle permet d'observer la fréquentation d'oiseaux matinaux : geais des chênes, tourterelles turques parfois mais très rarement -du fait sans doute des faucons pélerins très présents dans la zone- salamandres tâchetées dont le nombre de sujets vus en plein jour semble en légère augmentation. Ceci nous a conduit à creuser une marre d'environ 50m2, à côté de la première, afin de permettre à d'autres espèces de s'installer. Nous avons profité de la pelle mécanique qui est venu installer le système non collectif de traitement des eaux usées pour faire ce travail, mais nous ne pourrons pas finir cette seconde marre cette année. Nous avons également fait niveler un petit chemin de randonnée en vue de refaire les murets en pierre-sèche sur une portion d'une cinquantaine de mètres. L'augmentation significative du nombre d'oiseaux nous encourage de toutes manières.

Nous avons enfin aménagé un abri qui se situait sous un escalier en pierre et allons consulter des spécialistes pour voir si un nichoir à chauves-souris serait le bienvenu ou non... A suivre !

La présence de chasseurs nous a quelque peu irrités, mais une concertation amiable et aimable avec le président de la chasse de Bruniquel nous a permi de régler pour le moment le problème. Nous demeurons vigilents mais ayant le numéro de portable du président de la chasse l'intervention du garde chasse sera immédiate en cas de nouvelle intrusion. Il est en effet à noter qu'un coup de feu ayant eu lieu le 8 décembre dernier à 10h40 environ et dont les plombs se sont fait entendre en retombant sur le toit de la maison nous a fait considérer cet "incident" comme étant majeur et inacceptable. Il fût d'autant plus déplorable qu'il s'agissait très probablement d'un chasseur de bécasses. Mais, gardant notre sang froid, nous avons préféré nous concerter directement avec les responsables de la chasse ce qui semble avoir été fructueux. A suivre là aussi avec le temps.

Mise à jour le Lundi, 13 Décembre 2010 14:53